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14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 11:12

L’amour pour les animaux est suspect.

 

C’est un fait.

 

Comme s’il venait dissimuler la haine pour les hommes, comme s’il ne pouvait pas simplement exister, et coexister avec toute autre forme d’amour.

L’amour pour les animaux, aux yeux de ceux qui ne le partagent pas, est déraisonnable, c’est un « trop », un excès, qui vient combler un manque : carence affective ou même absence d’équilibre psychologique.

 

L’amour pour les animaux est coupable.

 

Combien de fois me suis-je entendue dire « Tu donnes de l’argent aux associations de protection animale, alors qu’il y a tant d’enfants qui meurent de faim ! ». Et toi, toi qui juges, toi qui condamnes, que fais-tu pour améliorer la vie de ton prochain ?

L’amour n’est pas divisible.

L’amour n’est pas exclusif.

Mon cœur est grand et il y a de la place pour tous ceux qui le méritent, bipèdes, quadrupèdes, objets volants identifiés ou pas.

 

L’amour pour les animaux est malsain.

 

Je vis avec deux chats et deux chiens. De là à penser que je suis zoophile, il n’y a qu’un pas. Non, chers concitoyens, l’amour que je porte aux animaux est le plus pur qui soit. Il est complice, il est gratuit, il n’est pas entaché par le jugement, la rancœur, la méchanceté, tous ces sentiments humains détestables que je subis au quotidien.

 

Comment vous faire comprendre que lorsque mes congénères me jugent à cause de ma différence, mes compagnons à 4 pattes, eux, m'acceptent bien volontiers telle que je suis ?

Comment vous faire comprendre qu’ils sont ceux qui me consolent ?    

Comment vous faire comprendre qu’ils me donnent envie d’être celle que je perçois dans leur regard plein de tendresse ?

Comment vous faire comprendre qu’ils me tirent vers le haut, me forcent à sortir les jours où je voudrais rester chez moi, roulée en boule dans un coin ?

 

 

Alors voilà. Je déteste la corrida, le zoo et les cirques. Je suis végétarienne. Si je croise un animal blessé ou abandonné, je m’arrête et je lui viens en aide. J’ai envie de vomir quand je vois de la fourrure.

Mes animaux sont mes amis, mes compagnons de vie, ma tribu.


Alors vous, vous qui trouvez ça louche et êtes prompt à juger, vous qui parlez de compassion et de morale alors que vous fermez les yeux sur la souffrance qu’endurent les animaux dans nos sociétés dites « modernes », vous qui donnez à manger de la viande à vos enfants sans leur dire d’où elle vient (« non, ne t’inquiètes pas mon chéri, les lapins que tu manges ne sont pas les mêmes que ces petits lapins-là »), vous qui abandonnez votre chien sur une aire d’autoroute, vous qui aimez la corrida…

 

Sachez qu'au fond de moi, tout au fond, derrière la colère et l'incompréhension, j'ai de la peine pour vous.

Car c'est à vous qu'il manque quelque chose : du coeur.
 

 

 

« On n'a pas deux cœurs, l'un pour l'homme, l'autre pour l'animal… On a du cœur ou on n'en a pas. » Lamartine 

 

 

 

 

 

Popeye. Un très fort caractère dans un tout petit corps! Il n'a pas conscience de sa taille...

Popeye. Un très fort caractère dans un tout petit corps! Il n'a pas conscience de sa taille...

Cayrane. Complètement foufou, nous avons eu des débuts difficiles. Il commence à s'assagir et laisse deviner un tempérament très affectueux.

Cayrane. Complètement foufou, nous avons eu des débuts difficiles. Il commence à s'assagir et laisse deviner un tempérament très affectueux.

Patounette. Douce et délicate. Les vétos ne lui donnaient pas 1 mois quand je l'ai récupérée, cela fait presque 2 ans qu'elle est à mes côtés... Elle s'accroche à la vie.

Patounette. Douce et délicate. Les vétos ne lui donnaient pas 1 mois quand je l'ai récupérée, cela fait presque 2 ans qu'elle est à mes côtés... Elle s'accroche à la vie.

Misti. Ne vous fiez pas à son air fanfaron. Anxieuse comme c'est pas possible, c'est un vrai pot de glue qui ne se rassure qu'à mon contact. Elle est greffée à moi en permanence, et ça fait 7 ans que ça dure..

Misti. Ne vous fiez pas à son air fanfaron. Anxieuse comme c'est pas possible, c'est un vrai pot de glue qui ne se rassure qu'à mon contact. Elle est greffée à moi en permanence, et ça fait 7 ans que ça dure..

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Published by Super Pépette - dans Végétarisme - Animaux
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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 09:30

Je m’appelle Calma, j’ai 8 ans. Je suis une galga, un lévrier de chasse à vue espagnol. Comme mes autres compagnons d’infortune, je suis considérée par mes maîtres, les galgueros, comme un outil. J’ai été élevée exclusivement pour chasser, pour courir, toujours plus vite, toujours mieux. Dans mon pays d’origine, je ne suis pas considérée comme un animal de compagnie, vous ne verrez jamais un galgo au bout d’une laisse, je ne suis qu’un objet.

 

J’appartiens à mon maître. Chien fidèle et docile, je n’y vois pas grand-chose à redire quand on ne me traite pas comme on le devrait. D’ailleurs, quelle pourrait être vraiment ma place ? Je n’ai connu que la souffrance.

 

Nous, les galgos, nous sommes rapides et endurants. Notre vitesse de pointe atteint les 80 km/h ! Mais, au bout de 2 ans, la vigueur de la jeunesse s’estompe, nous ne sommes plus si performants, et nous ne valons déjà plus rien aux yeux de notre maître, alors même que notre espérance de vie atteint les 12 ans. Peu importe, l’élevage intensif de notre race leur permet de nous remplacer par des galgos plus jeunes et plus vifs.

 

Quand le galguero estime que nous n’avons pas été à la hauteur, il a tous les droits pour laver cet affront et retrouver son « honneur perdu ». Tradition oblige. C’est ainsi qu’à la fin de la saison de chasse chaque année, entre 8 000 et 50 000 galgos sont abandonnés, pendus (avec les pattes arrières touchant le sol, pour que l’agonie soit lente), jetés au fond d’un puits, martyrisés à coups de couteaux, brûlés. Des camions entiers de galgos sont amenés dans les Perreras, ces couloirs de la mort, où ils sont parqués pendant 15 jours sans eau ni nourriture, avant d’être gazés.

 

Ce n’est pas un mythe, c’est la réalité. Une réalité qui a cours dans l’indifférence la plus totale. Une poignée de bénévoles se battent, avec des moyens dérisoires, pour faire bouger les mentalités et endiguer ce problème. Ils ne sauvent que quelques-uns d’entre nous, environ 10%.

 

Mon galguero n’a pas mis fin à mes souffrances, je n’ai pas eu cette chance. Malgré mon âge, il s’entêtait à vouloir me faire courir. Il m’attachait à l’arrière de sa moto, pour m’entraîner. Et puis, ça amusait la galerie. Un jour, épuisée, je me suis effondrée. Il a continué à me traîner jusqu’au camp. J’en garde de lourdes séquelles.

 

J’ai eu la chance d’être récupérée par l’association l’Europe des Lévriers, qui travaille en partenariat avec des refuges espagnols. Je ne me plaisais pas du tout au refuge, alors ils se sont battus pour me trouver une famille d’accueil en France.

 

Aujourd’hui, j’attends sagement MA famille, celle qui voudra bien me dorloter et me redonner confiance. Je suis, comme tous les galgos, un animal de compagnie exemplaire. Je suis louée pour ma sensibilité et mon intelligence. Calme en intérieur, je n’aboie jamais et quitte rarement mon panier, sauf pour réclamer des caresses. Je suis un « chien-chat ». En extérieur, mon tempérament de chasseur se révèle, j’ai besoin de courir pour me détendre.

 

Je ne perds pas espoir. Même si en France, en Suisse, en Belgique et en Allemagne, les familles d’adoption arrivent à saturation, je suis sûre que quelqu’un m’attend quelque part. Et je prie chaque jour pour que notre calvaire cesse et qu’enfin nous soyons reconnus comme des êtres vivants à part entière. Il est temps que le sang versé fasse rougir les espagnols.

 

Je m’appelle Calma, j’ai 8 ans.

 

Je suis tous les galgos d’Espagne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour retrouver l'histoire de Calma et de beaucoup d'autres galgos, rendez-vous sur le site de l'Europe des Lévriers.

 

Info au 12/03/2012 : Calma a été adoptée! Nul doute qu'elle trouvera l'amour qu'elle mérite dans sa nouvelle demeure.  

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Published by emoiemoietmoi - dans Végétarisme - Animaux
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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 15:53

Poussée par l’irrépressible envie de me sentir utile et de sortir du train-train métro-boulot-dodo (ou plutôt boulot-dodo, j’ai la chance de pouvoir aller travailler à pied), j’ai commencé à farfouiller et à me renseigner sur différentes associations qui militaient pour des causes qui me tiennent à cœur, dont la protection des animaux. Une en particulier a attiré mon attention : elle fonctionne par le biais de foyers d’accueil et dispose en plus d’un petit local au cœur de la ville qui accueille les chats abandonnés. Cela me permettait d’être à la fois foyer d’accueil, et de pouvoir également me rendre utile sur place en faisant un brin de ménage ou en accueillant les futurs adoptants lors des portes ouvertes. J’étais ma foi fort enthousiaste, et j’avais hâte de commencer ma nouvelle mission.

 

Coup de fil à la responsable de l’association. Nous échangeons rapidement et elle me donne rendez-vous pour le dimanche matin à 8H30. Aouch.

 

Oui mais bon, je n’ai pas beaucoup d’autres disponibilités dans la semaine.

 

La cause animale le vaut bien.    

 

Je ferai une sieste l’après-midi.   

 

Et puis de toute façon je n’ai pas vraiment besoin de dormir.

 

Prudente, je lui demande tout de même si elle peut me fournir le numéro de téléphone de la bénévole qui doit assurer le ménage avec moi ce matin-là (en cas de pépin, ça peut toujours servir). Réponse pour le moins surprenante « Ah non on ne communique plus le numéro des bénévoles, on a eu trop de soucis ». Euh oui, mais bon à priori moi aussi je suis bénévole là, non ? Non ? Bon, il faut que je fasse mes preuves d’abord et que je prouve que je ne suis pas une psychopathe qui zigouille des chatons sur ma table de cuisine et passe ses soirées à harceler des bénévoles. Ça ne devrait pas être trop difficile. Je ne bronche pas et accepte, docile.   

 

Dimanche matin, Pépette (Pépette, c'est moi, ne me demandez pas pourquoi j'ai choisi ce surnom), toujours aussi motivée, se lève à l’aube, et prend même le temps d’aller acheter des petites friandises à la seule boulangerie du coin ouverte pour nous mettre du baume au cœur et me faire accepter par ma nouvelle copine-bénévole. J’arrive au local de l’asso à 8h30 pétantes. Personne. Les minutes s’égrènent, toujours personne. Je commence à m’impatienter, d’autant qu’il fait froid dans ma voiture, que je suis fatiguée, et qu’il est 8h30 un dimanche matin, merde ! A 8h45, j’ai déjà décidé que les friandises resteraient bien au chaud dans la voiture et que je les partagerais avec mon amoureux à mon retour. A 9h, je décide tout de même de laisser un message à la responsable de l’asso en lui signalant que ça fait 30 min que j’attends et que si elle pouvait passer un coup de fil à la bénévole-qui-n-est-plus-trop-ma-copine ça me rendrait bien service. Miracle, à 9h10 une femme d’une quarantaine d’années se pointe. Je la salue, elle me salue. Je lui dis, sur un ton poli : « C’était pas à 8h30 le rendez-vous ? », « D’habitude si mais là je n’ai pas eu le temps d’arriver plus tôt ». Inutile de préciser que j’étais déjà à ce moment-là assez énervée et que son explication n’a pas inversé la vapeur ! Elle ne prend pas la peine de se fendre d'une excuse, rien, nada.   

 

Nous rentrons dans le local. Première impression : une odeur terrible d’urine de chat m’envahit les naseaux. Je ne m’en formalise pas, c’est bien normal, mais c’est vrai que ça soulève le cœur quand on manque d’habitude. Micheline, à ma demande, commence à m’expliquer la façon dont il faut procéder. « Alors, quand le chat a mis de la litière autour de son bac, pour éviter de ramener des germes dans la cage, surtout on ne ramasse pas la litière avec une pelle mais directement avec les mains nues, après se les être lavées évidemment » Stupeur et tremblements. Devant mon air ahuri, Micheline croit bon de préciser, avec un ton passablement agacé « Bah oui quand on aime les animaux on n’a pas peur de se salir ! » Je vous précise à ce stade que j’ai deux chats, et que malgré tout l’amour que je leur porte, je n’ai jamais ramassé leur litière à mains nues. J’aurais aimé répondre à Micheline qu’il faudrait peut-être songer à leur lécher le c… après qu’ils aient fait caca, ce qui leur éviterait d’avoir à se lécher et de se salir la langue, mais j’ai simplement dit « Ou sinon on utilise du sopalin ». Silence. Réponse : « Oui, aussi ». Quel duo de choc. Micheline finit ses explications, et me voilà en train de nettoyer des litières, remplir des gamelles, cajoler des chats. J’adore les chats, et je suis heureuse d’être là, mais j’aurais préféré être en meilleure compagnie ! L’heure des portes ouvertes arrive, d’autres bénévoles s’engouffrent dans le local avec leurs petits protégés qu’ils viennent présenter à l’adoption. J’ai le secret espoir d’avoir un meilleur feeling avec l’un d’entre eux. Que nenni. Il s’avère qu’ils sont tous ce que j’appelle désormais des « extrémistes des chats ».    

 

Un extrémiste des chats a au minimum 8 chats chez lui. Il connaît tout du chat, de ses comportements, et pratique allègrement l’auto-médication. « Il a l’œil rouge ? Ah bah tu lui mets du collyre X, tu trouveras ça en pharmacie », « Il a la diarrhée ? ¼ de smecta dans du yaourt » Les conseils donnés ne sont pas forcément mauvais, mais je trouve personnellement dangereux de ne pas passer par la case « vétérinaire » dont c’est le métier ! L’extrémiste des chats aime tous les chats, peu importe leur caractère et leurs défauts. J’ai ainsi appris qu’un chat « coquin » était un chat qui a le coup de patte facile, qu’un chat « indépendant » est un chat qui se tape des bipèdes comme de sa première souris, et qu’un chat « à sociabiliser » est un chat qui va vous cracher dessus dès que vous entrez dans son champ de vision.

Bref, ils sont tous beaux.

 

Gouzou Gouzou.   

 

 

Enfin, l’extrémiste des chats préfère les chats aux humains, exception faite de ses camarades extrémistes, évidemment. Les humains sont méchants, ils font du mal aux animaux, le monde extérieur est périlleux. D’où l’intérêt de se reproduire uniquement avec des extrémistes et de s’entasser dans un espace réduit avec tout un tas de compagnons poilus. J’exagère à peine. En ce qui me concerne, j’adore les animaux, mais j’ai mes limites. Les chats hyperactifs, qui sont dominants, qui me crachent dessus, ou qui ont des puces partout ne me donnent pas forcément envie de coller mon visage dans leur fourrure. De la même manière qu’un humain qui a mauvais caractère ou qui sent le fromage ne me donnera pas envie de lui rouler une pelle.    

 

Je comprends sincèrement qu’il puisse être difficile pour ces personnes de rester impartiales alors qu’elles font face tous les jours à la souffrance animale et qu’elles côtoient des humains qui leur font subir des choses horribles. Mais la généralisation est dangereuse. Il arrive aussi qu’une personne ne puisse plus assumer son animal. Il peut nous arriver à tous, y compris aux extrémistes des chats, de se retrouver dans une situation critique : maladie longue durée, difficultés financières, problème de logement… Si nous n’avons pas de famille, pas d’ami qui accepte de récupérer notre compagnon, que faire ? Il faudrait dans ce cas pouvoir abandonner son animal en toute dignité, et pourquoi pas participer à sa réinsertion dans une nouvelle famille. 

 

C’est une décision extrêmement douloureuse qui à mon sens ne devrait pas être vécue dans la honte.    

 

Et peut-être que mon opinion est, quant à elle, extrêmement idéaliste… Je ne sais pas.    

 

En tout cas pour l’instant je résiste, je ne suis pas rentrée dans le cercle très fermé des extrémistes des chats, et je passe pour être l’intolérante de service. Bah oui, un chat qui fait pipi sur mon matelas ça m’amuse moyen. Mais je ne m’étendrai pas à ce sujet, les chats que j’ai accueillis en tant que FA feront sans doute l’objet d’un autre billet… Suspense, quand tu nous tiens !

 

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